Nativite

La Sainte Nativité est l’une des cinq fêtes majeures de l’Église apostolique arménienne ainsi que l’une des deux fêtes les plus importantes de l’Église Universelle. C’est la naissance de Jésus-Christ, annoncée par de nombreuses prophéties de l’Ancien Testament : « C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe, voici : une vierge deviendra enceinte, elle enfantera un fils, et elle lui donnera le nom d’Emmanuel » (Esaïe 7, 14), « Puis un rameau sortira du tronc d’Isaï… L’esprit de l’Éternel reposera sur lui…  » (Esaïe 11, 1).

Jésus naquit dans la ville de Bethlehem (« maison du pain ») de Judée où s’étaient rendus ses parents, Joseph et Marie pour participer au recensement. N’ayant pu trouver de gîte pour passer la nuit, ils se réfugièrent dans une grotte, et c’est là que Jésus vit le jour. Venu au monde dans un état de grand dénuement, au sein d’une humble famille de menuisier, le Fils de Dieu voulait démontrer par là-même à l’humanité que la grandeur ne consistait point dans la possession de la richesse et du pouvoir, mais dans le service et la charité. Ayant reçu le signe de la Sainte Nativité par un ange, ce furent les bergers, gens de condition modeste, qui vinrent tout d’abord à la crèche de l’enfant Jésus. Puis ce fut le tour des trois Rois mages d’Orient, Melchior, Gaspar et Bagdassar qui, conduits par une étoile brillante, se rendirent à la grotte pour adorer le Nouveau-Né et Lui offrir leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe, symbolisant l’essence royale et divine du Christ ainsi que sa mise à mort.

La fête de la Sainte Nativité a été établie par l’apôtre Jacques. Jusqu’au IVe siècle, tous les chrétiens la commémoraient le 6 janvier. À partir du Ve siècle, les Églises d’Occident la reportèrent au 25 décembre. La raison était qu’en Europe, en Égypte et en Iran, le 25 décembre était la fête de Mithra, dieu du soleil. Aussi, afin que cette fête païenne soit oubliée, l’Église catholique, en 451, déclara cette date jour de la naissance de Jésus-Christ. Cependant, l’Église apostolique arménienne, demeurant fidèle à la vieille tradition, conserva la date du 6 janvier comme jour de la naissance et du baptême de notre Seigneur. Ces deux fêtes sont célébrées en même temps, car le baptême de Jésus eut lieu trente ans plus tard, le même jour.

La veille de la Sainte Nativité, est célébrée la messe de l’Illumination, symbolisant l’étoile de Bethlehem qui dirigea les Rois mages vers l’enfant Jésus. La messe de la Sainte Nativité est suivie de la cérémonie de la Bénédiction de l’eau qui symbolise le baptême de Jésus dans le Jourdain. La Sainte Croix est immergée dans l’eau pour la bénir, la purifier et la convertir en source de guérison et de rémission des péchés. L’eau bénite est distribuée aux fidèles.

Dans les jours qui suivent la fête de la Sainte Nativité, on accomplit la cérémonie de la bénédiction du foyer. Les prêtres se rendent dans les foyers des fidèles et bénissent les membres de leurs familles et leurs maisons, en leur apportant la Bonne Nouvelle.

Le Christ est né et s’est manifesté,

C’est pour nous tous une Bonne Nouvelle.