35-60 : Evangélisation de l’Arménie par les apôtres :

Saint Jude-Thaddée [de 35 à 43 : martyrisé à Magou en Arménie dans le N.-tV. de l’Iran depuis l’annexion par la Perse] et Saint Barthélémy [de 44 à 60 : martyrisé à Albacus, en Arménie, devenu Bachkalé depuis l’invasion turque et situé dans le sud-est de la Turquie].

301 : Converti et baptisé par son cousin saint Grégoire l’Illuminateur, le roi Tiridate III décrète le christianisme religion d’État. L’Église arménienne apostolique devient la première Église de la chrétienté.

303 : Construction de la première basilique de la chrétienté à Edchmiadzin qui signifie : Descente [Edch] de l’Unique [Mia\ Fils [Dzin] : le Fils Unique est descendu. Le plan de la basilique avait été tracé sur le sol par N.-S. Jésus-Christ à l’aide d’un marteau d’or.

406 : Soutenu par le catholicos saint Sahag 1er (Isaac 1er) et le roi Vramschabouh, le moine saint Mesrob invente, en 404-406, les alphabets arménien, géorgien et aghouan, – la Géorgie et l’Aghouanie (Azerbaïdjan actuel) faisaient alors partie de l’Église arménienne –, et permet la traduction de la Bible et les écrits des Pères de l’Église en moins de quatorze ans.

451 : La Perse mazdéenne veut imposer la religion de Zarathoustra à l’Arménie. Les Arméniens se battent à Avarayr et sauvegardent leur foi chrétienne. L’historien britannique Toynbee affirme que le 26 mai 451, les Arméniens sauvèrent la civilisation occidentale jusqu’à l’Extrême-Occident de l’Empire romain.

L’Église arménienne apostolique ne reconnaît que trois conciles oecuméniques :

  • Nicée (325),
  • Constantinople (381),
  • Ephèse (431).

Elle admet les dogmes suivants :

  • Divinité de Jésus-Christ.
  • Divinité du Saint-Esprit.
  • Union de la Divinité à l’Humanité en Christ.

Et les vérités fondamentales formant l’économie dogmatique des Mystères du christianisme :

  • la Trinité,
  • l’Incarnation,
  • la Rédemption.

Elle a rejeté l’oecuménicité du concile de Chalcédoine (451) et ses édits comme suspects de nestorianisme.

Les Églises égyptienne (copte orthodoxe), éthiopienne orthodoxe, indienne du Malabar orthodoxe, syrienne orthodoxe, observent la même attitude que l’Église arménienne apostolique, universelle et orthodoxe. Ces cinq Églises, qui regroupent environ 60 millions de fidèles, sont dites non-chalcédoniennes; seules la malveillance ou l’ignorance les ont accusées de monophysisme alors qu’aucune d’Elles n’a adhéré à l’hérésie monophysite prônée par Eutychès.

 

Hiérarchie de l’Église Arménienne Apostolique

À la tête de l’Église arménienne apostolique, universelle et orthodoxe :

  • le Patriarche Suprême et Catholicos de tous les Arméniens (à Edchmiadzin en Arménie) ;
  • le Patriarche Particulier et Catholicos de la Grande Maison de Cilicie (à Antélias, Liban) ;

tous deux ont le privilège de bénir le Saint-Chrême et d’ordonner les évêques.

Le Catholicos de tous les Arméniens est le Primus inter pares.

Puis viennent :

  • le Patriarche Apostolique de Jérusalem, qui habite la demeure de l’apôtre Saint Jacques [1/3 des Lieux-Saints est sous la responsabilité des Arméniens],
  • le Patriarche de Constantinople, établi par le sultan Méhémet II en 1461.

Ces deux patriarches dépendent de l’autorité du Catholicos de tous les Arméniens.

  • Les archevêques ou métropolitains,
  • les évêques,
  • les archimandrites,
  • les abbés,
  • les curés des paroisses (clergé séculier marié).

Catholicos, patriarches, archevêques, évêques, archimandrites (yartabeds), abbés, forment le clergé régulier célibataire.